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Compte-Rendu NAMIBIE - Octobre 2009
| Date: | du 01/10/2009 au 01/10/2009 (Circuit). |
Compte rendu
Out of Namibia
Une super production de l’AIN7
Octobre 2009
Producteur : Jean Marcus (qui, au grand regret de tous, n’a pu participer au tournage).
Metteurs en scène : Monique Nourisson-Charlot et Mireille Bourbotte (qui ont dirigé les opérations d’une main à la fois douce et ferme).
Scenario : 48 membres d’une société mystérieuse, répartis en deux groupes, parviendront-ils à parcourir 22000 km en avion puis 3500 km en bus à travers la Namibie et à revenir à leurs points de départ sans encombres ?
Qu’auront t‘ils appris sur la Namibie pendant leur expédition?
Quelle est cette société mystérieuse et quel est son but ?
Organisation : Une remarquable planification a permis que les différents éléments des groupes, partis de Genève, Lyon, Toulouse, Paris se soient retrouvés tous ensemble, d’abord à Londres, puis Johannesburg et enfin Windhoek, ensuite dans les trajets en autobus, pour revenir dans leurs foyers sans que personne ne reste au bord de la route.
Les horaires étaient, disons, exigeants ; le confort des bus, disons, compatible avec l’état des routes et des pistes.
Les guides (Faustin et ??) et les chauffeurs (Sam et ??) étaient attentifs et compétents.
Les lodges dans les déserts étaient adaptées aux conditions, et le « champagne » (ou autres douceurs) pris sur la dune au coucher de soleil après les safaris très apprécié.
La nourriture locale était fort agréable et la bière namibienne légère et bue avec plaisir.
Photo prise par Jean-Claude Charlot
Acteurs : Avec les deux guides et les deux chauffeurs, les 48 bipèdes européens (dont le président de la société de production, Jean-François Perret) ont composé la troupe.
Les deux groupes se sont retrouvés le temps d’un dîner convivial à Walvis Bay.
En plus de ces bipèdes humains, une grande partie de la faune namibienne qui comporte 620 espèces d’oiseaux, 20000 espèces d’insectes et 134 espèces de mammifères sauvages a renforcé cette troupe.
En Namibie, la protection de la nature a été lancée en 1907 avec la création du Parc d’Etosha. Actuellement le réseau des parcs protégés se compose de vingt et un parcs et réserves préservant 14% du territoire national.
Au bord des points d’eau, de jour ou de nuit ou à l’intérieur des terres, l’expédition a pu admirer : les rhinos renfrognés, les savoureux koudous, les fines et élégantes girafes,
Dessin reproduit avec l’aimable autorisation d’Anne-Marie Mary
les nobles oryx (symbole de la Namibie), les véloces et bondissants springboks, steenbocks, impalas et autres antilopes, les phacochères hirsutes, les babouins farceurs, les autruches (« autriches » annonçait Faustin au premier groupe) et les outardes dédaigneuses, les pintades suicidaires, les chacals et les hyènes affamés, les zèbres pacifiques, les cobras au double venin (l’un pour détruire les nerfs, l’autre pour les muscles) et leurs ennemies héréditaires les mangoustes, les hiboux et les chouettes escortant les sorties nocturnes, les républicains sociaux et leur habitat grégaire, les suricates cabotins dressés comme des quilles, les termites bâtisseuses de leurs manoirs de terre appuyés sur les arbres, les lièvres du désert, les gnous massifs, les otaries farceuses (salut Casanova !), les dauphins danseurs, les mouettes curieuses (salut Nelson !), les pélicans aviateurs, enfin les rois de cette faune : les superbes félins tachetés guépards et léopards, les éléphants imposants et les lions, monarques régnant sans partage mais parfois romantiques.
Photo prise par Jacques Chemoul
Décors : La Namibie se situe exactement sur la ceinture des hautes pressions tropicales génératrices d’air sec et stable, qui organisent de part et d’autre de l’équateur, les déserts du monde.
Le climat de la Namibie, dont l’aridité se situe juste derrière celle du Sahara, n’a guère changé depuis 55 millions d’années. Des précipitations rares et sporadiques, des températures élevées dictent un fort déficit hydrique et définissent un climat aride. Des pluies qui s’abattent sur la Namibie, 84% s’évaporent, 14% sont absorbées par les plantes. A l’exception des fleuves frontaliers, les cours d’eau sont éphémères. Ils se remplissent brutalement après les fortes pluies estivales, emportant dans leurs flots boueux sables et bois morts accumulés, puis s’assèchent tout aussi vite.
Les éléments ont donc sculpté des paysages improbables et grandioses.
Nos groupes, après avoir quitté la capitale Windhoek, ont visité la réserve d’Epako dans le pays Herero, aux paysages encore assez doux, puis la curiosité géologique que constitue le lac Otjikoto avant de pénétrer le parc d’Etosha, grande réserve d’animaux entourant un ancien grand lac salé.
Et puis ce fut l’escalade du Vingerklip, étrange doigt de pierre et la visite d’une forêt pétrifiée, l’observation des sculptures rupestres de Twyfelfontein et de tuyaux d’orgues près d’Uis. Ensuite fut observée, par une partie des explorateurs, l’extrémité de la côte des squelettes à Cape Cross, lieu, en 1495, du débarquement des Portugais, premiers Européens à poser le pied sur le sol namibien.
Après une journée presque reposante consacrée à une croisière dans Walvis Bay et à la visite de Swakopmund, très germanique, nos vaillants explorateurs ont affronté le désert du Namib, à l’âge incertain mais plusieurs fois millionnaire. La beauté de ses paysages arides et changeants, de ses dunes majestueuses, de sa végétation surprenante ne peut être vraiment décrite par des mots. Heureusement, les appareils photos et les caméras, ainsi que les dessins de notre artiste peuvent témoigner de cette beauté.
Dessin reproduit avec l’aimable autorisation d’Anne-Marie Mary
Une fois ce désert franchi, celui du Kalahari, beaucoup moins aride, nous a offert sa richesse de paysages et de végétation avant la conclusion offerte par des Bushmen charmants et pittoresques qui nous ont montré comment vivaient les Namibiens avant d’être envahis.
Que retenir de la Namibie : Ce pays grand par sa taille et petit par sa population peut avoir un grand avenir mais n’est pas à l’abri de sérieux risques. Il compte une superficie de 824000 Km2 pour un nombre d’habitants fluctuant entre 1,5 et 2 millions d’habitants (il y a un problème d’enregistrement des naissances).
La Namibie, autrefois terre des Khoisans dont descendent les Namas, éleveurs nomades et les San (ou Bushmen), chasseurs-cueilleurs, a passé la plupart de son histoire à être envahie par des colonisateurs (Bantous, Oorlams, Portugais, Hollandais, Britanniques, et surtout Allemands puis Africains du Sud) et n’a acquis son indépendance qu’en 1990 (voire en 1994 pour Wallis Bay).
C’est un pays bien nanti en richesses naturelles (en particulier diamant, uranium et probablement pétrole) animé d’une grande volonté de démocratie, justice sociale, ordre et propreté et avec l’ambition de devenir un pays développé en 2030. Mais attention aux prédateurs potentiels : l’histoire montre que, soit les voisins proches en raison de la perméabilité de ses frontières, soit des peuples plus éloignés (aujourd’hui les Chinois en particulier) peuvent être tentés de venir en Namibie, pas toujours avec des intentions uniquement amicales ou des intérêts purement touristiques !
But de la société : Mais quelle était donc cette société mystérieuse ?
Bien sûr celle des participants à un voyage de l’AIN7 dont l’un des objectifs est d’entretenir et de resserrer les liens d’amitié et de solidarité entre ses membres.
Lors de cette expédition en Namibie, ce but a bien été atteint !
Dialogues: Christian Roche (promo 65)
Illustrations: Anne-Marie Mary, Jean-Claude Charlot, Jacques Chemoul