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Compte-Rendu du Circuit au Nepal 2010

Date: du 26/10/2010 au 09/11/2010 (Circuit).
Responsable(s) Jean MARCUS

Compte rendu

COMPTE-RENDU : VOYAGE AU NEPAL 2010

Vallées de Kathmandou et du Téraï

Namasté ! : C'est le petit mot magique prononcé les mains jointes et assorti d'une légère inclinaison respectueuse de la tête qui vous accueille à toute occasion au Népal et en particulier à notre arrivée à Kathmandou avec des colliers de fleurs en guise de bienvenue.

Le Népal, ce petit pays au cœur de l'Asie, dont le drapeau est si original, abritant environ 27 millions d'âmes, est encerclé par les trois milliards d'Hommes peuplant les deux géants voisins que sont l'Inde et la Chine.

Se rendre au Népal, ce n'est plus, depuis 1974 (et heureusement !), aller rechercher les paradis artificiels, le nirvana procuré par le haschisch ou autres drogues chères aux hippies de notre Occident, trop puritain à leur goût ;

Se rendre au Népal, ce n'est pas systématiquement aller « tutoyer » le ciel grâce aux montagnes les plus hautes de notre Terre pour mesurer son endurance et ses performances lors de trekkings assistés de sherpas courageux et dévoués à ces saines ambitions sportives ;

Se rendre au Népal, ce peut être en vue d'autres objectifs, tels la découverte des gens, de leur culture, de leurs religions et de leur environnement géographique exceptionnel. C'est, animé de telles aspirations, que notre groupe d'amis de l'N7 a entrepris ce voyage dans les pas de Jean Marcus, notre « premier de cordée émérite » : Que de plaisirs vécus et de satisfactions éprouvées grâce au programme méticuleusement préparé par ses soins. De plus, au cours de ces 15 jours, si denses et enrichissants, notre très convivial groupe a été particulièrement gâté par des explications de grande qualité liées aux connaissances et à la pédagogie de notre   guide, Shyam, parfaitement francophone, attentif et attentionné, passionné et passionnant !

Dès notre arrivée à Kathmandou, après une nuit d'AIRBUS modernes et une escale à Doha, siège de Qatar Airways, le ton est donné dans l'aéroport qui semble d'un autre temps. Pour gagner notre hôtel, nous parcourons la capitale qui montre sa pagaille et son animation débordante et incontrôlée. Ces premières impressions, dues à une rapide immersion urbaine, ne seront jamais démenties. On y trouve, en vrac : des rues jonchées d'immondices ; une circulation sans loi de tout type de véhicules qui, à coups incessants de klaxons, parviennent à se frayer leur périlleux chemin ; de même le transport de l'électricité qui parait miraculeusement distribuée à partir de pelotes inextricables de fils agglutinées aux poteaux ; des myriades d'enfants bien portants et de personnes correctement vêtues, les femmes dans des särïs colorés, souvent chatoyants ; des marchands ambulants de fruits (bananes et pommes principalement) dont le vélo constitue une véritable boutique mobile; des centaines de « mini épiceries » contiguës où l'on peut tout acheter ou presque ; des porteurs-livreurs, courant au milieu des rues, courbés sous de lourdes charges retenues par une sangle frontale ; des odeurs, parfois nauséabondes émanant des déchets multiformes, estompées par des parfums de cire chaude ou d'encens issus des maisons ou des abords des multiples stèles pieuses dédiées aux divinités omniprésentes, couvertes d'offrandes : fleurs, fruits ou autres présents choisis.

La rue constitue la vitrine de cette vie animée, observable en marchant, à condition de veiller aux endroits où l'on met les pieds ! L'Orient parait bien identifié par cette fourmilière qui se presse pour vivre ou pour survivre ; insalubrité, pauvreté, insouciance, mais aussi gentillesse et dignité s'y côtoient harmonieusement.

A ce stade et pour mieux comprendre la suite de ce récit, il faut présenter succinctement les deux religions principales qui animent les consciences des êtres de ce pays : L'hindouisme, majoritaire, placé sous l'autorité de Shiva, dieu créateur et destructeur, maître des démons, et de Vishnou, créateur du monde ordonné accompagné de son épouse Lakshmi ; Le bouddhisme, rassemblant les adeptes de Bouddha, né six siècles avant notre ère sur les contreforts sud de l'Himalaya et apôtre de l'Illumination.

Les nombreux sanctuaires et édifices religieux, constitués des pagodes hindouistes à toits multiples, ouvragées et décorées de délicates sculptures de bois de sal à valeur théologique ( représentations parfois très suggestives de penchants bien humains…) y côtoient les stupas bouddhistes : dômes circulaires surmontés d'une construction quadrangulaire sur laquelle les yeux « faits » de Bouddha scrutent, dans les quatre directions cardinales, la conscience profonde de chacun ; l'ensemble, surmonté des treize « Ciels », parasols dorés terminés par une pointe, arbore souvent des banderoles de « chevaux de vent », fanions aux cinq couleurs des éléments fondamentaux qui virevoltent en symbolisant les prières d'ici bas. Les pratiques relatives à chacune de ces religions cohabitent de façon très œcuménique, dans le respect mutuel de leurs croyances et de leurs rites spécifiques qui peuvent évoquer un certain fétichisme. Des moulins à prières omniprésents, tournés par les fidèles de passage, des stèles et des niches colorées et chargées d'offrandes diverses par des croyants attentionnés, voisinent dans ces lieux riches de symboles variés, témoins de dévotion permanente. En parcourant ces nombreux sites sanctuarisés, on voit combien ce peuple népalais du cœur de l'Orient est habité et même pétri de religiosité, de traditions, voire de superstitions. Ses pratiques et comportements montrent le contraste permanent qu'il entretient entre le quotidien futile, éphémère et matérialiste, et le divin, maître du Ciel d'au-delà des montagnes, qu'il comble de spiritualité et qui fait l'objet de toutes ses attentions.

Sans tenter une énumération exhaustive de ces sites visités, une mention particulière peut être attribuée à certains d'entre eux plus réputés et symboliques : Par exemple, le stupa fameux de Swayambhunat, perché sur une des collines dominant la capitale, que l'on atteint après avoir gravi 375 marches, accueillis par le dorjé, « foudre » de bronze symbole de la force ; les singes y ont élu domicile.

Citons également l'imposant stupa de Bodnath, des plus anciens et parmi les plus saints du Népal, entouré d'échoppes et d'ateliers d'art fabriquant des objets et des peintures liturgiques dont les mandalas, représentations géométriques du cosmos. L'architecture typique de ce stupa, ceint de 108 moulins à prières,  dont il faut faire le tour dans le sens des aiguilles d'une montre un nombre premier de fois (comme pour tous les monuments religieux), représente les cinq éléments fondamentaux que sont la terre, l'eau, le feu, l'air et l'éther. Parmi les jolis dessins de voyage exécutés (à main levée !) par Anne-Marie Mary, le croquis coloré de ce sanctuaire a été choisi pour accompagner ce compte- rendu.

Au sein de Kathmandou  et de ses villes voisines immédiates, Patan et Bhaktapour, regroupant à elles seules les trois le quart de la population totale du pays, de nombreux autres sites religieux sont distribués et régulièrement honorés de gestes et d'actions dédiés aux Dieux principaux et aux divinités que sont  leurs avatars, représentations souvent féminines ou incarnations adaptées aux craintes ou aux espérances de leurs innombrables fidèles.

Cette profusion de lieux et de constructions saintes est tout à fait caractéristique des Durbar Square, de ces trois villes, places royales occupées par des palais, des pagodes et des stupas qui font leur réputation. En effet, une véritable émulation et concurrence existait entre les rois qui y construisaient tour à tour leurs palais, plus riches les uns que les autres et qui ont laissé de véritables trésors architecturaux à l'avantage de leurs sujets  et des visiteurs d'aujourd'hui.

Une mention particulière doit être faite au palais de la déesse vivante Kumari, construction monastique bouddhiste qui, au milieu de la place royale de Kathmandou, héberge effectivement une petite fille dans un écrin aux boiseries sculptées. Elle est choisie toute jeune, secrètement et selon une procédure assez diabolique, parmi les enfants de la caste des orfèvres pour être la réincarnation de la déesse Kali, jusqu'à ce que après une dizaine d'années, devenue une jeune fille pubère, elle soit alors remplacée par une nouvelle recrue. Elle ne quitte cette prison dorée qu'une fois l'an pour être promenée sur un char monumental afin d'éviter tout contact avec le sol impur.

Dans cette énumération, il ne faut pas oublier les visites faites aux camps de réfugiés tibétains, propres et bien ordonnés, où les femmes accomplissent des travaux délicats d'artisanat tels que le filage manuel de la laine et le tissage sur métiers de tapis colorés. Ces espaces protégés et inondés de sérénité abritent généralement une école et un monastère bouddhistes lamaïstes placés sous l'égide du Dalaï Lama,  leur Dieu réincarné.   

Des villes aux villages, on passe d'une vie bruyante, trépidante et odorante, à une atmosphère calme et une ambiance paisible. Les villageois se montrent laborieux ; les femmes d'un certain age sont occupées, en cette saison, à nettoyer leur riz qui, une fois soigneusement réparti sur de grandes nattes pour sécher au soleil, est tamisé au vent sur des plateaux cannés circulaires ; les hommes s'adonnent plutôt aux travaux de construction ou de décorations artistiques comme les sculpteurs talentueux des bois de sal du village médiéval de Bungamati. Leurs chefs d'œuvre ornent les multiples toits des pagodes et décorent les portes, les balcons et les moucharabiehs des riches maisons anciennes. Beaucoup d'hommes semblent désoeuvrés ; certains jouent aux cartes ou à la carambole, sorte de billard à galets circulaires. Ces villages abritent, comme les villes, de nombreux monuments religieux tels que stèles, pagodes et stupas, envahis de centaines de pigeons ayant pris possession des lieux en les maculant de leurs fientes généreuses. Les rues sont souvent occupées par des volailles, poules, coqs et canards et par des vaches protégées ; les déjections à profusion de ce monde animal  font partie du décor !

Dans les campagnes, les rizières sont joliment distribuées en espaliers, ce qui les fait ressembler à des théâtres grecs. En cette saison, des jeunes femmes munies de faucilles moissonnent, en rangs bien ordonnés et de façon coordonnée, les petits champs familiaux et édifient des meules régulières avec les gerbes de paille. D'autres femmes, souvent moins jeunes, transportent sur leur dos les produits des champs et les fagots nécessaires à la vie du foyer.

La nature est riche des couleurs rougeoyantes des bougainvillées et des ibiscus; des champs d'œillets d'Inde orangers distribuent des taches de couleur éclairées par le soleil généreux. Le ciel, d'un bleu limpide, est souligné par l'omniprésence de la chaîne himalayenne qui joue parfois à cache-cache avec les nuages blancs dont la présence agace les photographes ! Tous les tons de verts se superposent harmonieusement dans ces paysages qui paraissent quasi bibliques parfois.

Seuls les transports vrombissants et polluants, les lourds camions TATA, les bus bondés auxquels s'agrippent des grappes humaines, troublent le calme de ces bucoliques campagnes qui contrastent avec les fourmilières des villes.

Faute d'avoir pu rencontrer le Yéti, l'abominable homme des neiges, une compensation nous a été donnée grâce au progrès liés aux transports aéronautiques : en effet, c'est à bord d'un petit avion ancien, bruyant mais efficace, de la compagnie locale Yéti-Airlines (ça ne s'invente pas !) que, depuis Pokhara , nous avons rejoint rapidement la capitale en côtoyant les splendides sommets himalayens totalement dégagés ce matin là.

Cela nous a évité d'ajouter à nos périples précédents, des parcours longs et périlleux sur les routes du pays très abîmées et fatigantes malgré les multiples attentions et précautions prises par notre chauffeur, Karma, aussi vigilant et dévoué pour ses voyageurs que pour son minibus impeccable.

Sans prétendre être exhaustif des nombreux souvenirs marquants laissés par ce passionnant voyage, voici quelques moments forts vécus par chacun des seize participants, moments qui accentuent les sensations éprouvées dues aux richesses matérielles et spirituelles de ce beau pays et de sa population :

Une visite au site de Pashupatinath, près du temple d'or célèbre sanctuaire de pèlerinage hindou dédié à Shiva, a permis d'observer et de vivre en direct le cérémonial d'une crémation. Au cours de ces très  particulières cérémonies, l'eau de la rivière sacrée Bagmati, véritable cloaque affluent du Gange purificateur, contribue au lavage et donc à la purification des défunts avant la destruction par le feu du bûcher de leur corps mort devenu impur. Dans un ensemble assez effrayant, une dizaine d'emplacements sont distribués le long du fleuve pour satisfaire à plusieurs crémations simultanées ; ces lieux impressionnants où elles se déroulent, baignés d'une atmosphère mortuaire et envahis par les fumées âcres émanant des feux destructeurs et donc purificateurs, ne peuvent laisser personne insensible.

Quelques ascètes et yogis grimés et déguisés, des sadhus, adeptes de Shiva, observent indifférents ces déroulements funéraires et contribuent à rendre ce site particulièrement funeste.

Le parcours de ces lieux, où la vie et la mort (en vue d'une prochaine réincarnation..?) se côtoient dans une sorte de provocation sordide, devrait rester gravé dans la mémoire de chacun.

Au cours du périple, organisé dans le parc national de la province du Chitwan, une promenade à dos d'éléphants au cœur de la jungle népalaise, devait permettre de faire connaissance avec quelques animaux sauvages identifiés et présentés sur un diaporama en cours de soirée dans le lodge d'accueil. Les oiseaux exotiques, les tigres et autres fauves escomptés n'étaient pas au rendez-vous (ce qui n'a d'ailleurs pas été pour déplaire à certains…). Par contre, grâce à la perspicacité de l'un des cornacs guidant avec aisance les pas chaloupés de son pachyderme sur lequel nous avions pris place pour découvrir la jungle, un énorme rhinocéros unicorne, d'un poids et d'un volume impressionnants, passa à quelques mètres de notre route. Faire connaissance de si près avec un tel animal, d'apparence affable et paraissant issu d'une ère antérieure, surprend et même effraie. Il est alors bien rassurant de se trouver en position protégée et dominatrice sur le dos de nos porteurs-protecteurs .. !

Une « mini croisière » en pirogues au ras du fleuve Rapti devait compléter cette expérience originale en vue de l'observation de crocodiles indolents qui, malheureusement, ne se montrèrent pas ce jour là ! 

Lors de notre court séjour à Tansen, petite ville à flanc de colline dominant la plaine du Téraï et abritant la tribu Magar, la partie ouest du « toit du monde » nous a été généreusement offerte.

Contrairement à celui déployé par les trekkers modernes et, avant eux, par leurs illustres prédécesseurs, Herzog (le pionnier, sans assistance d'oxygène), Lachenal, Terray, Mazeau, notre seul effort a consisté à sortir du lit dès cinq heures du matin, avant que le soleil ne se lève. Mais la récompense fut à la hauteur de nos espérances quand, depuis le toit d'un immeuble de cinq étages et après avoir gravi à jeun 75 marches, la chaîne des montagnes mythiques de notre fière planète se présenta à nos yeux. Lorsque le soleil glissa ses premières raies au dessus des collines environnantes et ayant la chance que les nuages fassent la grasse matinée, les sommets s' « allumèrent » les uns après les autres et se dévoilèrent aux yeux d'enfants émerveillés que nous devenions devant la grandeur du tableau et de ce spectacle magnifique et vivant. Les cinq Anapurnas, dispensateurs de nourriture (en sanskrit), le Dhaulagiri, le MachalPuchhré, ou queue de poisson (de par sa forme) : autant de sommets de l'Hymalaya, la demeures des neiges, qui frisent ou dépassent les 8000 mètres, nous remplirent les yeux.

Ce sont elles, ces magnifiques et dominatrices montagnes que nous avons eu la chance de revoir le lendemain à Pokhara, la ville de départ des randonneurs et des sportifs du trekking réputé. Pour être encore plus proches de leurs pics célèbres, c'est depuis la colline de Sarangkot qu'elles se sont offertes à nous dans leur majesté immaculée. Elles se trouvaient alors à moins de dix kilomètres à vol d'oiseau ! Par contre, elles n'ont pas accepté de se refléter dans les eaux du lac Phewa malgré quelques dévotions faites à la déesse Kali  depuis le temple de Barahi-Bhawani atteint lors d'une promenade lacustre. Cet « effet miroir » était pourtant inscrit au programme…!  

Ce spectacle grandiose prouve la richesse de la planète qui nous héberge et montre qu'un petit pays, tel le Népal, considéré comme vulnérable du fait de sa situation, de sa superficie et de sa démographie, peut être compté parmi les plus grands grâce à la prestance imposante de sa géographie naturelle, cette propriété incontestée et enviée que personne ne pourra lui confisquer ! Plus que jamais on peut invoquer, à propos de ces paysages, l'aphorisme de Platon : « le beau est la splendeur du vrai ».

C'est enfin notre participation à « la fête des lumières » dédiée à Laxmi la déesse de la fortune et donc de la prospérité  qui constitua un autre point fort de notre séjour (ceci grâce aux dates du voyage choisies par Jean). Oui, « participer » est bien le mot juste, car notre aimable guide  invita notre groupe à se rendre chez sa sœur aînée, directrice de l'école privée anglophone Kantipur English Academy School, pour partager l'intimité de la célébration de cette fête réputée. Au cours d'une cérémonie familiale riche de symboles, frères et sœurs se protègent mutuellement au sein de cercles d'huile et d'eau préalablement dessinés au sol, en invoquant les divinités et en accomplissant divers actes protecteurs, parmi lesquels l'échange de marques de tika multicolores sur le front (dont nous avons eu l'honneur d'être tous marqués). Après que les participants de la famille de Shyam se soient offerts divers cadeaux de nouvel an, un déjeuner de fête, typiquement népalais, nous fut aimablement servi par les membres de cette famille unie dont l'accueil spontané nous a beaucoup touchés. A noter qu'une visite de cette école, bien tenue et décorée de posters instructifs et moralistes, nous a convaincu de l'intérêt de lui apporter une aide internationale.

A l'occasion de cette fête, cinq jours durant, la vie trépidante de la grande ville se met en léthargie, les détonations de feux d'artifices épars éclairent la nuit, des guirlandes de fleurs, faites d'oeillets d'Inde pour la plupart, décorent à profusion maisons, boutiques, monuments, édifices religieux ou bâtiments plus administratifs. La fête remplit les cœurs et les esprits comme à de nombreuses autres occasions  dans l'année du fait de célébrations des événements fréquents et des divinités si nombreuses à honorer !

Effectivement, au vu de la suggestion faite au début de ce récit de voyage, se rendre au Népal accompagné d'amis, c'est bien aussi y rechercher des sensations fortes, des images choc, des paysages envoûtants, auprès d'un peuple attachant et hospitalier, matériellement pauvre mais spirituellement riche, qui surprend parfois par les multiples contrastes qu'il entretient. Tolérance, sérénité s'accordent magnifiquement avec la géographie protectrice, exceptionnelle et privilégiée, réservée à « ceux qui croient au Ciel » et aux divinités qui y demeurent.

Pour les imiter, remplis chacun de nombreux souvenirs, il nous reste l'envie de psalmodier, avec ferveur et humilité, la litanie du mantra sacré « Om mani padme hum », en imaginant les rotations symboliques,  incessantes et lancinantes, des moulins à prières   « Salut, joyau étincelant sorti du lotus ! »

Didier BELLET (Hy 66)                                                                    

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Mise à jour : mardi 3 mai 2011 (11:31) par Lionel PORCHERON